mercredi 1 février 2012

La mentalité combative.




John Dean Cooper, est reconnu comme étant le père des techniques de combat modernes a l'arme de poing.
Il résigne de son poste de lieutenant colonel en 1956, après avoir participé a la deuxième guerre mondiale et a la guerre de Corée.

En 1976, Cooper fonde l'American Pistol Institute a Paulden, dans l'Arizona…plus tard, cette école devient "Gunsite", sans doute le centre d'entrainement pour professionnels et civils le plus reconnu, adapté et moderne qui soit, avec aujourd'hui des séminaires variés, notamment sur la médecine de combat.
Ses techniques définissent une utilisation pragmatique de l'arme de poing pour la protection personnelle, civile comme professionnelle, et s'organisent autour de 5 éléments;

1- Une arme de poing d'un calibre soutenu, et préférablement en semi-auto (son choix est le 1911 en .45ACP, le mien est le Glock 19 en 9mm donc).
2- La position de Weaver comme fondation du tir de combat.
3- La présentation.
4- La visée  "Flash sight", qui préconise les facultés cognitives du tireur pour aligner son tir.
5- La casse "surprise" de la gâchette compressée.

Cependant, et selon Cooper, la chose la plus importante pour survivre une confrontation n'est ni l'arme ni les compétences martiales, mais ce qu'il nomme "la mentalité combative", telle qu'elle est expliquée dans son livre "Principes de la défense personnelle", dans lequel il présente une adaptation du système utilisé par le corps de Marine pour différencier les états psychologiques de préparation au combat.


La plupart d'entre nous évoluons dans nos quotidiens en parfaite inconscience du monde qui nous entoure. Nous sommes préoccupés par le travail, la peur de le perdre, par des problèmes personnels, familiaux, par nos dettes...distraits par le texto que nous venons de recevoir, le MP3 dans les oreilles ou une conversation téléphonique.




Nous n'avons que très peu d'attention pour notre environnement [immédiat]…et de cette non-attention, nous nous mettons nous même en péril, et ceci a bien des niveaux, mais pour aujourd'hui, l'inattention qui nous intéresse sera de la sécurité personnelle.

Nous pouvons être stupide, inattentif et inconscient pendant des années, sans que rien ne ce passe. Nous pouvons être stupide, inattentif et inconscient pendant des années, sans jamais être confronté a un criminel…


La vaste majorité des criminels sont des opportunistes…et le travail de Cooper, si nous le confrontons a une certaine mathématique, est tout simplement de minimiser le risque de devenir une victime par la manipulation même de l'opportunité que nous pouvons projeter, et ceci par manque d'attention.

En apprenant a observer notre environnement, en apprenant a l'évaluer constamment, en apprenant a agir et réagir d'une manière appropriée, nous pouvons atteindre un degrés de contrôle important sur notre destinée. 
Cette présence, nous demande d'apprendre a changer de vitesse de conscience, a changer d'attention, tout comme nous passons les vitesses dans nos voitures, pour harmoniser notre niveau de conscience, de préparation mentale et physique, avec les exigences actuelles de notre situation / environnement.

Dans une voiture, nous changeons de vitesse en fonction de la vitesse souhaitée, ou de la pente rencontrée. Dans nos quotidiens, nous devons apprendre a psychologiquement changer de vitesse, et ceci en fonction du risque rencontré.
Il y a une échelle de préparation, allant d'un état de conscience automatisée, d'inattention, a une condition ou nous sommes prêt, et ceci instantanément, a défendre notre vie, ou la vie d'un proche.

Nous ne pouvons vivre coincé a l'une ou l'autre extrémité de ce spectre.

Si nous vivons au plus bas de cette échelle, nous risquons fortement de devenir les victimes d'un accident ou d'un criminel…ce n'est qu'une question de temps.
D'un autre coté, nous ne pouvons pas non plus évoluer quotidiennement avec la main sur notre arme, notre lampe tactique ou notre spray, prêt a dégainer si quelque chose bouge.
Il faut apprendre a manœuvrer l'escalade et la désescalade, a changer de vitesse selon les circonstances.

L'échelle se compose de quatre états, soit quatre couleurs.





1- La condition Blanche.



En condition blanche, nous sommes inconscient, inattentif.
Cet état peut être caractérisé par "la rêvasserie", ou encore la préoccupation.
Les individus sous cette condition marchent généralement avec la tête baissée, comme si ils regardaient leurs propres pieds.
Ils ne voient pas le danger, jusqu'à ce que celui-ci soit littéralement sur eux…quand il est trop tard.

Nous pouvons observer cet état quotidiennement.
Quand un automobiliste renverse un motard et le tue, quels sont ses premiers mots ?
"Je ne l'ai pas vu."
Ces individus ne mentent pas…ils sont simplement tellement inattentifs, qu'ils ne s'aperçoivent même pas d'un homme de 100 kilos sur une machine de 200 kilos juste en face d'eux.
Quand ce même individu grille un feu rouge et rentre dans votre voiture, tuant votre enfant et votre épouse, il dira la même chose aux forces de l'ordre; "je ne l'ai pas vu".



C'est le même individu qui sera la victime d'un crime, parce que les criminels visent les gens inattentifs, les fainéants, les distraits et les préoccupés.
Pourquoi ?
Parce que le criminel veut nous atteindre, prendre, et s'enfuir sans être blessé ou capturé. Qui serait la personne offrant le plus de probabilité de réussite ? Quelqu'un en condition blanche.


Il n'y a qu'un seul endroit ou nous pouvons réellement évoluer en condition blanche; a l'intérieur de notre maison.
Quand les portes sont fermées, que le système d'alarme est en ligne et que le chien fait son travail…alors nous pouvons exister en condition blanche, parce que nous avons suffisamment de couches,de systèmes, et de protections passives en place pour nous prévenir en cas de problème.



Si nous sortons de la maison, alors nous changeons automatiquement de vitesse…et nous passons a la condition jaune.



2- La condition Jaune.



La condition Jaune est un état de conscience relaxée, sans aucun point focal précis.
Nous ne nous préoccupons de rien ou de personne en particulier, nous avons simplement nos yeux ouverts, nos oreilles a l'écoute, et notre tête levée.

Nous sommes présents et conscients de notre environnement.
Nous sommes difficile a surprendre, et par conséquent il est plus difficile de nous faire du mal ou de nous agresser. Il est plus difficile de nous piéger et de nous mettre le dos au mur.

Nous ne nous attendons pas a nous faire agresser aujourd'hui, mais nous avons conscience de notre environnement, et de cette possibilité.

L'analogie souvent utilisée par Cooper est la suivante;
Vous êtes sur un bateau de patrouille militaire en plein milieu de la Méditerranée. Vous n'êtes pas en guerre aujourd'hui, et donc vous ne vous attendez pas a vous faire attaquer ou harceler.
Par contre, vous reconnaissez la possibilité d'une attaque, et le radar du bateau fonctionne 24/24h, faisant un balayage constant de l'horizon sur 360 degrés.



Soudainement, le radar émet un bruit. Vous ne pouvez pas savoir, en regardant le petit point vert clignoter sur l'écran, si cette présence est bonne ou mauvaise, et donc vous appelez un avion de chasse pour aller voir.
Si c'est un avion de ligne Air France transportant des touristes, le pilote de l'avion de chasse retournera a sa base. Si c'est un avion armé exultant une certaine agressivité qui se dirige vers votre bateau, notre pilote de chasse va l'engager.

L'avion de chasse ne sera pas si il doit retourner a sa base ou engager le danger jusqu'à ce qu'il fasse une évaluation poussée de l'écho reçu par le radar.


Quand nous quittons notre domicile, nous engageons notre radar, et celui-ci balaye l'environnement pour des dangers potentiels. Ces dangers peuvent être humains (agresseurs, voleurs, emmerdeurs, intoxiqués…), comme ils peuvent être mécaniques (voitures, vélos, échafaudages…), ou encore environnementaux (plaque de verglas, fumées ou odeurs suspectes...).

Quand quelque chose attire notre attention, nous l'évaluons.
Apres tout, cette évaluation, ce jugement, est la spécialité de notre cerveau, qui, consciemment ou inconsciemment, ne fait qu'évaluer constamment des données plus ou moins complexes.



Si ce n'est pas un danger potentiel, nous rejetons l'information. Si c'est un danger potentiel, nous nous préparons mentalement a faire face et a gérer celui-ci.

N'importe qui ou n'importe quoi se trouvant dans notre champs d'action immédiat et paraissant inhabituel, insolite ou étrange, c'est a dire qui se détache "du fond" comme sur un radar, devrait être considéré comme potentiellement dangereux, jusqu'à ce que nous ayons eu l'occasion de l'évaluer.
Quelqu'un qui n'est pas a sa place, ou engagé dans une activité sans but légitime, doit être évalué attentivement.

Lorsque notre radar mental tir le signal d'alarme, nous avons automatiquement une escalade de niveau sur l'échelle des couleurs, et nous passons a la condition Orange.



3- La condition Orange.



La condition Orange est un état d'alerte soutenu, avec un point focal précis.

La différence entre la condition Jaune et la condition Orange, est la conscientisation d'une cible spécifique. Notre point focal est maintenant cette personne par exemple, qui aura provoquée notre attention…qui aura illuminée le cadran de notre radar.

C'est peut être qu'il porte une parka en plein Juillet. C'est peut être que nous venons de visiter 5 magasins, et que nous avons remarqué cette même personne dans les 5 (condition Jaune)! C'est peut être qu'il s'avance vers nous avec une main dans sa poche de blouson.
Quelles que soient les raisons, ses actions ont fait que notre radar l'a remarqué, et donc il nous faut l'évaluer comme un danger potentiel, tout comme l'avion de chasse plus haut.


Comment évaluer un danger potentiel ?
Nous devons prendre en compte la totalité des indices disponibles. Ses vêtements, son apparence, son comportement, ses actions, tout ce qu'il nous dit…toutes ces choses sont des indices.
L'indice le plus important reste le langage du corps. D'ailleurs, 80% de la communication humaine passe par le langage du corps, et nous devrions ici simplement écouter "nos tripes".


Quand nous passons a la condition Orange, nous commençons a cibler un point spécifique, mais en aucun cas nous délaissons notre attention générale: notre radar fonctionne toujours. 
Tout en évaluant, nous devons continuer de balayer notre environnement a 360 degrés.
99 fois sur 100, et après quelques secondes d'observation, nous serons capable de trouver une raison anodine pour son comportement, et nous pourrons rejeter l'information pour ensuite entreprendre une désescalade de notre condition, et retourner a la condition Jaune.

1 fois sur 100, peut être 1000, ce danger est réel, et maintenant que nous sommes conscient de sa présence, nous sommes déjà bien moins susceptible de devenir une victime.

Alors que nous évaluons cet individu, et que nous décernons chez lui un comportement agressif (l'agression peut être physique et/ou psychologique, et comprend une multitude de protocoles sociaux tel que l'espace vital par exemple…), nous commençons a jouer le jeu du "que faire si…".

Nous commençons naturellement a formuler un plan de base.

Cette gymnastique mentale, cette combativité mentale, est le premier outil qui nous permet de devancer la courbe de puissance qui gouverne la confrontation.

Si il agit soudainement, nous nous devons d'avoir au minimum un plan, même rudimentaire et grossier, pour pouvoir gérer immédiatement et le plus rapidement et efficacement possible la situation.



Si nous nous disons; "On dirait que lui est sur le point de m'en coller une…qu'est ce que je vais faire ?", nous entamons ici une préparation mentale essentielle et primordiale pour nous sortir d'une possible situation conflictuelle.
Si l'individu passe a l'acte, avec ne serait-ce qu'un simple plan déjà en place, notre réaction physique est a la fois assurée et immédiate.

Si après avoir évaluer cet individu, nous nous retrouvons réellement confronté a un danger imminent, nous passons a la dernière condition…la condition Rouge.



4- La condition Rouge.



En condition Rouge, nous sommes prêt au combat.
Cela ne veut pas forcement dire que nous allons nous battre, mais mentalement, nous sommes prêt.

L'ensemble du processus d'escalade; de jaune a orange, et de orange a rouge, puis le processus inverse; de rouge a orange, et de orange a jaune, se produit sans aucune activité physique démonstrative de notre part.
L'essentiel est que nous sommes prêt psychologiquement, et que nous sommes des lors prêt a agir si la situation l'exige.

La plupart des victimes se retrouvent au milieu d'une confrontation sans jamais avoir eu le temps de se préparer psychologiquement…et donc sans jamais avoir eu le temps de formuler un simple plan. Cette position est un désavantage énorme et souvent déterminant.




Quand nous réalisons qu'un danger est réel, et que nous escaladons a la condition rouge, nous attendons un déclic.
Ce déclic est une action particulière et prédéterminée de la part de l'adversaire, et qui se traduira par une réponse immédiate, positive, agressive et défensive de notre part.

Cette mise en place influence directement la vitesse d'exécution…vitesse nécessaire pour nous donner un avantage.
En ayant une décision "pré-pensée" déjà en place, nous pouvons, nous sommes capable, d'agir assez rapidement pour gérer le problème.
Sans cette décision "pré-pensée", le temps précieux qu'il nous est donné pour agir une fois l'attaque entamée, est tout simplement gaspillé a essayer de décider de notre réaction.


Le déclic, le déclenchement mental, varie selon les circonstances.
Il pourrait être: "Je lui ai dit de s'arrêter…si il s'avance encore d'un pas avec son tournevis ou son couteau dans sa main, je lui tire dessus".
Ce pourrait être: "Je lui ai dit de me laisser tranquille…si il me touche encore une fois, je le gaz".

Quelque soit le déclic choisit, il y a un bouton, qui une fois pressé, déclenche une réaction immédiate de notre part.
Quelque soit le déclic choisit, il y a une ligne, qui une fois franchie, doit déclencher une réaction immédiate et résolue de notre part.


Rajouté aux trois "R"; Reconnaissance, Réalisation et Réticence…notre pire ennemi est ici notre temps de réaction.
Si nous ne sommes pas conscient de notre environnement (condition blanche), et que nous échouons a reconnaitre un individu mal intentionné, il sera capable de nous piéger, de nous agresser, de nous dominer, et ceci avant même que nous puissions avoir le temps de mobiliser une simple défense.

C'est souvent cette dimension d'attention et de préparation mentale qui manque aux techniques martiales de défense personnelle distribuées aux personnes ayant été, pour une raison ou pour une autre, sensibilisées a la fragilité de leur potentiel.
Apprendre a donner un coup de pied ou un coup de poing dans un environnement plus ou moins stérilisé, ne sert pas a grand chose si nous restons coincé en condition blanche…si nous persistons a évoluer dans notre environnement en complète inattention.

La rue n'est pas un dojo…et la meilleur technique de self défense reste de ne jamais se retrouver a être obliger de se défendre.




En plus de ce décalage psychologique qui influence directement la reconnaissance et donc notre vitesse mentale et physique, vient s'ajouter le poids d'une réalisation manipulée par une tradition de la victime extrêmement populaire dans les cultures protectionnistes.

Si la reconnaissance peut être "travaillée" assez facilement, la réalisation que nous évoluons cote a cote avec des individus capables du pire est elle plus difficile a conscientiser…a cristalliser.

Ce qui est triste aujourd'hui, n'est pas le fait qu'il existe des individus capables du pire…ceux la ont toujours existé et ils existeront toujours…non, ce qui est triste aujourd'hui, c'est que le reste de la population n'en soit pas vraiment conscient.


Il est extrêmement difficile pour un individu "normal", un individu "rationnel", de saisir que nous vivons cote a cote avec des individus qui se moquent de nos projets, de notre futur…ils se moquent complètement de nos familles, ils se moquent complètement d'infliger de la peine et de la souffrance…ils se moquent de la vie.

Ceci est valable pour une agression physique, mais ceci est aussi valable pour des agressions plus subtiles et abstraites, comme par exemple le monopole de l'agriculture ou encore l'installation d'une économie basée sur la dette.

La mentalité Occidentalisée, refuse d'ailleurs de penser, refuse d'admettre, que notre monde est un monde construit sur une violence plus ou moins organisée…et que la couche de vernis qui recouvre cette réalité est très fine, et peut craquer a tout moment.




Cette manière juvénile et naïve de voir le monde, est portée par une population civile qui ne réalise pas le potentiel de violence qui réside chez certains.
Ce manque de réalisation, se manifeste au sein de la confrontation, au sein de la préparation, par un temps de réaction et une réponse trop souvent inadéquate.



33 commentaires:

  1. Slt

    Début du texte: il "résigne" est un anglicisme. La traduction correcte en français de "to resign" est "démissionner". Sinon, il existe "résignation" en français, mais c'est un faux amis.

    Dans la partie "la condition jaune", je ne comprends pas ce que vous voulez dire par un avion qui "exulte" une certaine agressivité. "Exulter" signifie, en effet, "se réjouir".

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    1. Il faut excuser Volwest. Je pense qu'il parle l'anglais (normal en vivant aux US...) depuis si longtemps qu'il en garde les tics de langage et a parfois du mal à "retrouver" les équivalents.

      C'est un des rares français qui doit probablement penser en anglais, avant d'écrire en français...

      Et je le comprends très bien.

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    2. Vol West dans un français impeccable, c'est comme Vol West sans son garage : c'est plus Vol West ;)

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    3. C'est vrai que pour "résigne", j'ai du me mettre dans la peau de "l'anglophone" pour comprendre. Pour ce qui est du verbe "exulter", il est aisé de comprendre que ce qu'a voulu signifier Vol West, c'est "dégager" : il se dégage de l'avion (de son pilote) une certaine agressivité. Après tout, lorsque l'on exulte, on "dégage" de la joie (par exemple), celle-ci devient palpable à l'entourage, comme le serait une fumée émise par un feu. ;)

      Si j'avais la moitié du quart du niveau linguistique de Vol West, c'est-à-dire si je pouvais m'exprimer aussi facilement et avec autant de justesse en anglais que lui le fait en français, j'en serais plus que ravie ;)

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    4. C'était juste un signalement. Vous aviez remarqué qu'il n'y avait pas le moindre jugement de valeur dans mon commentaire.

      Continue, Volwest, et bon courage. ;-)

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    5. Par "exulter", il voulait probablement dire : il "dégage", il "émet".

      Merci pour l'article !

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    6. ... Vous avez rien d'autre à faire?

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    7. Personnellement je ne suis pas dans ça tête, mais néanmoins je pense que le mot qu'il a voulu employer et qui exprime ce qu'il voulait dire c'est exhaler :)

      Sur ce, bonne journée à tous.

      Et VolWest si tu passes par là, très bon travaille, très utile. Merci

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  2. Application du modele DEFCON américain à nos existances.
    Personne ne devrait sortir de chez lui sans etre "a l'orange"
    Le seul état ou vous etes "au blanc" c'est dans votre sommeil profond.

    C'est pourquoi en ce qui me concerne je prefere coller au modele DEFCON (5 etats) au lieu des quatre présentés

    En effet, chez vous, meme les portes fermées, vous ne serez jamais totalement "à l'abri". Et c'est bien pour cela que nous avons tous un sac d'évacuation d'urgence!!!!

    Perso mon modèle est le suivant:

    -Blanc : Sommeil profond(la vous n'avez que peu d'action sur cet etat)
    -Vert: vous etes eveillé donc déja attentionné a votre environnement. Domicile interieur
    -Jaune: les abors immediats de votre domicile
    -Orange: Partout ailleurs
    -Rouge: alerte maxi, options calculées(fonction de la situation)

    Pour l'arme de poing:
    Le 9 para me semble le meilleur compromis, surtout en France

    John est plus connu sous le nom de "Jeff Cooper"

    Check your six

    Hijee

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  3. Très intéressant comme d'habitude ... et tellement vrai ! Concernant les arts martiaux: ok la rue n'est pas un dojo et il semble très difficile voir impossible d'appliquer des techniques de défense dans la vrai vie ! Mais je considère ça comme un outil en plus ... au moins psychologique. On ne se laisse pas faire et cela semble tellement rare lors des agressions que ça peut avoir un effet dissuasif ... non ?!
    Il semblerait que des études soient faites sur les tueurs en série et le choix de leurs victimes en fonction de leur façon de bouger et de marcher. (ça rejoint tes fameux 80% de la communication humaine) Du coup j'adopte la "marche militaire" quand je suis dans la condition jaune ;-)
    Grâce à la « conduite sportive » de nos esprits que tu nous enseignes à travers ces 4 états,
    une éventuelle pratique martiale (tout le monde aura compris que ça m'ennuierais de perdre mon temps ;-)),
    la fenix LD 10 dans la poche droite,
    le spray dans la gauche: notre démarche, notre confiance en nous et notre attention devraient nous éviter pas mal de problèmes ! ;-)Encore merci.

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  4. bonjour, alors je me retrouve bien dans ton texte en effet quant je sors de chez moi pour aller en ville ou faire les course par exemple je suis toujours en condition jaune analysant ce qui se passe et quand je suis dans mon quartier qui et un des quartier les plus dangereux du nord je suis toujours en condition orange prés a passer au rouge au moindre signe suspect et chez mois le plus souvent en condition blanche et je passe en orange quand mon fidèle chien se met en garde, un exemple il y a deux semaine dans mon bâtiment habitant en appartement a une heure du matin mon chien se mis en alerte et je me suis adapter a la situation en effet des jeunes était entrun de cambrioler un appartement voisin et je pus les prendre par surprise les obligeant a partir donc en conclusion ton article résume bien ma façon d’être tout les jour bonne continuation nico.roubaix

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    1. Je suis sur Lille, et je connais bien ta ville.

      Effectivement, je suis toujours en condition orange, et il m'est arrivé 2 fois de passer en condition rouge.

      Dont une où cela a viré au noir pour certains des protagonistes...

      Avec Marseillet et certaines banlieues de Paris, c'est probablement l'un des coins les plus dangereux.

      N'oubliez jamais que la meilleure façon de survire à un conflit, c'est de l'éviter.
      Donc si tu peux t'éloigner de cette ville, si tu as la moindre chance que ça arrive, je te le conseille...

      Je vite Vol' : "La rue n'est pas un dojo…et la meilleur technique de self défense reste de ne jamais se retrouver a être obliger de se défendre."

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  5. EXEMPLE de condition rouge SNATCH : En définitive le gentil manouche couvert de tatouage était un champion de boxe à mains nues, ce qui fait qu'il est plus résistant qu'un clou de cercueil. Pour l'instant Tommy pense à toute autre chose : parce qu'il sait que si Georges ne se réveille pas dans les minutes qui viennent il sera enterré avec lui. Pourquoi les gitans se fatigueraient à expliquer la présence d'un mort dans leur campement, alors qu'ils peuvent les enterrer tous les deux et déménager. Ces gens là n'ont pas de numéro de sécurité sociale pas vrai ?! Tommy, ce crétin, est en train de prier. Et si c'est pas le cas et bien il devrait.

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  6. Je retrouve tout ce que j'ai pu lire (je ne cite que les ouvrages en français) dans ces 3 livres :

    - "Tir d'action a l'arme de poing - Savoir-faire professionnel, pratique sportive, activité de loisir" de HABERSETZER Roland

    - "Protegor - Guide pratique de sécurité personnelle, self-défense et survie urbaine" de MOREL guillaume / BOUAMMACHE Frédéric
    www.protegor.net

    - "Survivre à l'effondrement économique" de Piero San Giorgio


    Les 3 parlent du même code couleur, appliqué à leur sujet spécifique.
    Mais on retrouve la même idée, avec les mêmes références que tu cites (NTTC, Jeff Cooper, etc)

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  7. salut Volwest et merci pour ton sujet ,a vrai dire il tombe a pic ,
    je me suis pris une branler en plein centre commercial par un inconnu je ne l'avais pas vu car il était dans mon dos ,il m'interpella en sifflant et quand je me suis retourné il m'a asséner plusieurs coups à la tête et a fuis comme sa sans raison ,pourtant je suis toujours a l'affut donc en jaune ,il ne ma rien voler ,je n'ai fais que le tenir a distance et esquiver mais avec mes 1m60 ...
    tous sa pour dire que je ne métrise pas du tous les couleurs oranges , rouges,le faite que j'avais un zt 350 dans la poche gauche et une sabre red dans l'autre ne m'ont été d'aucunes utilités ou si plus pour me rassuré qu'autre chose ,il est tant pour moi de faire de la self je sais ,mais se foutut mal de ventre persiste et la peur est une saloperie .
    j'ai evidement porté plainte et fais constaté mes blessures par un médecin.
    malheureusement pour moi je suis le seul à toujours adopter un discourt survivaliste ,les gens me prenne pour un ouf moralisateur avec du matos noire ect.. et pourtant!!
    que me conseille tu volwest ?
    merci a tous

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    1. Il doit bien y avoir une raison pour laquelle il t'a choisi toi ?!

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  8. Ah la défense personnelle, y en a des choses à dire sur ce sujet, des débats passionnants et des expériences parfois contradictoires !

    Pour les codes couleur ça colle à la réalité. La seule chose c'est que parfois les gens sont "blancs" à cause de la fatigue, des trucs qui les préoccupe. Même moi qui m'estime bien plus conscient que la plupart des gens (et me force à l'être) il m'arrive d'être dans la lune et, parfois, de manquer certains détails.

    Pour le "déclic" en situation rouge c'est quelque chose qu'on décrit comme étant très simple, et pourtant ça ne l'est pas. Certains "voient rouges", d'autres attende la survenance d'une évènement, etc ... Et comme il n'y a ni musique ni ralenti comme dans les films, ils ne savent pas "se forcer" à se défendre au bon moment, et au final ils se font avoir. Pas qu'ils soient lâches, qu'ils soient idiots, mais c'est juste le manque d'expérience. Sans parler de la réaction face au stress. Certains réagissent, d'autres tétanisent, c'est comme ça. Et puis il y a toujours l'espoir que le gars en face se montrera raisonnable ...

    Et à cause aussi, dernier point que j'aborderais, au bourrage de crane "la violence c'est mal, la société sait gérer les situations de violence" qu'on nous inculque depuis tout jeune. Avec deux réactions : ne pas user de violence, et croire que le mec en face est un vrai tueur et qu'il vaut mieux se soumettre et prier (rendre vous compte il a même pas peur de la réaction de la société !).
    En réalité il n'y a que les objectifs poursuivis dans l'emploi de la violence qui peuvent être bons ou mauvais. A nous d'être bon. A nous, dans le grand troupeau, d'être des chiens de berger et pas des moutons parmi tant d'autres, à la merci du premier louveteau venu (voir la réflexion de David Manise sur "les herbivores et les carnivores", et d'autres textes sur les comportements sociaux apparents et les réactions "animales" des gens).
    Parce que oui, louveteau. Statistiquement la chance que vous tombiez contre THE tueur elle est infinitésimale. Faites face, et dans la plupart des cas la seule vue d'un type qui n'a pas peur déstabilisera votre agresseur.
    Et si vous avez vraiment pas de pot et tombez sur the tueur, il vaudrait mieux défendre chèrement votre peau plutôt que de compter sur l'empathie d'un sociopathe.
    Je pense notamment aux positions féminines sur la défense personnelle, espérant que la soumission évitera d'aggraver la situation. C'est une position qui se défend et chacun est libre de garantir son intégrité comme il le souhaite, mais personnellement je n'y crois pas trop.

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  9. Salut Volwest, excellente analyse......mais Ô combien difficile en terme d'auto-discipline......

    Après c'est un état d'esprit, presque une "hygiène" de vie....

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  10. Hijacker> Prends ça comme tu le veux, mais c'est dit sans agressivité :) :
    Je pense que soit tu sors peu de chez toi et uniquement pour des laps de temps très courts, soit tu évalues mal la fameuse "condition orange" décrite ici. De ce qu'on m'en a expliqué partout, et de ce que j'applique, l'orange, c'est vraiment une analyse détaillée de la situation due à l'apparition d'un élément perturbateur/inquiétant: Je me promène, en jaune donc attentif à tout et à tout le monde dans la rue, quand soudain j'aperçois un type qui semble passablement éméché du fait de sa démarche; passage immédiat en condition orange, soit;

    -Analyse de la personne: vêtements amples pouvant cacher une arme, baggie protégeant les parties intimes, bouteille à la main pouvant servir d'arme, vitesse de déplacement, direction, regard...
    -Analyse de ma propre personne: moyens de défense en ma possession, type de vêtements (ample ou pas, fragiles ou protecteurs), condition physique immédiate (courbatures par exemple)
    -Analyse de l'environnement: points de fuite possibles, éléments (poubelles) pouvant être déplacés pour gêner la progression, lieu public ouvert à proximité...

    Et plein d'autres paramètres encore. Dans un lieu pleinement inconnu, je passe en orange provisoirement, le temps d'analyser l'ambiance d'un lieu, les points de fuite, la fréquentation... Mais sur un parcours classique, je reste en jaune, sauf des passages qui peuvent ne durer que quelques minutes, le temps d'un croisement avec un individu puis de l'éloignement (surveiller les reflets pour guetter une poursuite, etc...).
    Le jaune a l'avantage de ne pas rendre et donner l'impression d'être parano. David Manise développe beaucoup le principe du Grey Man, à savoir l'homme qui passe inaperçu, presque invisible. Un homme en permanence sur le qui-vive (orange) ne sera pas aussi discret qu'un homme simplement en jaune, guettant sans tomber dans la paranoïa.

    Ceci dit je suis d'accord avec toi sur un point important; même enfermé chez soi, blindé de défenses passives émérites, il faut au moins passer en jaune à l'entente d'un bruit inhabituel, d'un coup sur la porte, d'éclats de voix dans le couloir si on est en appartement, etc...

    Donc prudence, mais sans tomber dans la paranoïa;
    - C'est épuisant sur le long terme;
    - Ça banalise l'analyse, et on peut au final être amené à oublier certains détails lorsque ça sera réellement nécessaire;
    - On évite surement quelques rares mauvaises rencontres, mais on évite à coup sur toutes les bonnes rencontres; j'ai pu aider et sympathiser avec pas mal de monde après avoir analysé, m'être assuré de mes points de sorties et de la sympathie de mon interlocuteur, ça m'a même amené à me faire faire payer quelques coups :), tout ça parce que je ne tombe pas dans la parano permanente;
    - On paraît beaucoup plus louche auprès des forces de l'ordre, des douaniers, des agents de sécu, et également des potentiels agresseurs, qui pourront voir ça comme une tentative d'intimidation ou un jugement hâtif de leur propre personne, donnant l'effet opposé à celui voulu.

    Du moins, tout ça c'est mon point de vue, chacun sa manière de voir les choses :)

    Volwest> Un petit rappel important sur la nécessité d'enseigner ce code à sa conjointe pourrait être utile, ainsi que voir avec la douce quelle conduite adopter en cas de passage en orange puis en rouge :)

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    1. "Grey man", voila ce que je cherchais !


      Une attention soutenue (en plus de la vie quotidienne !) est épuisante, c'est vrai.
      Ou alors il ne faut vraiment avoir que ça à faire.
      Ou encore avoir un boost particulier. Attention surdéveloppée (autisme ?) ou ... récente paternité ;)
      Ou alors c'est du "Tang", du "faux orange" :D (private joke, cherchez tang sur google).


      Et il faut quand même se rappeler à quoi ça sert d'être survivaliste. Se préparer ? Pourquoi ? Pour être prêt à parer aux obstacles ? Pourquoi ?

      Pour profiter de la vie, quand même un petit peu ;)

      Etre orange pour être orange ça n'a pas de sens. Enfin à mes yeux.

      A+

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    2. Bonjour Kofin,

      Je n'ai aucun problème avec ce que tu écris.
      Lorsque j'ai décidé de m'inscrire sur ce blog, cela faisait deja un moment que je le suivais et je pensais pouvoir apporter quelque chose.
      A l'heure ou beaucoup commence à découvrir le survivalisme et la survie(avec tous les paramètres que cela englobe) d'autres les pratiquent depuis plusieurs années, voire dizaines d'années.

      J'ai adopté cinq états généraux copiés sur le DEFCON car les quatres presenté ne me satisfaisaient guère.J'adapte certains principes(qui ne restent que des principes et forcément voués à l'évolution ou a la disparition) en fonction de mes besoins personnels.

      l'adaptabilité est une des conditions mentales necessaire "a la survie".

      Jeff Cooper a posé des bases mais je considère qu'elles ne me suffisent pas.

      Dans sa règle 2

      "la position Weaver comme fondation du tir de combat"
      OUI. Sauf que généralement dans toute construction, vous jetez des murs, des fenetres, des portes, des toits, que sais-je, sur ces fameuses fondations pour obtenir un édifice qui sera plus ou moins solide fonction du soin que vous aurez apporter a la construction de l'ensemble. Si vous ne le faites pas, vous serez rapidement confronté a vos insufisances dans certaines situations.


      Mefiez vous de vos travers, de penser que parce qu'un individu ne colle pas systématiquement a ce qui est écrit, ne dis pas "amen" a tout ce qu'il lit, c'est forcément un abruti, un incompétant ou un fou.

      Bonne préparation

      Check your six

      Hijee

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    3. Hijacker> Attention, ne considère pas que le fait d'être sur ce blog signifie "découvrir" le survivalisme, ainsi que la survie urbaine en général; le code des couleurs je l'ai toujours appliqué (sans pour autant attribuer une couleur à chaque état). J'ai commencé à le définir ainsi après la lecture d'un article sur l'excellent site de David Manise.
      Donc ne juge pas trop hâtivement les gens sans les connaître...(En plus, sur le terrain, juger trop hâtivement est une erreur grave pour le survivaliste, qui évaluera mal l'expérience d'un individu lui fonçant dessus!) :)
      Beaucoup d'entre nous n'ont pas attendu Volwest pour se questionner et se préparer!

      Ce qui me gêne dans ta vision des choses n'est pas, je me répète, ton choix d'organisation, qui est logique et qui se respecte; ce que je critique, c'est ta vision du orange, ou du moins ce que j'en ai compris; à savoir que dès que l'on est à l'extérieur, on passe en alerte quasi-maximale; si c'est bien ce que tu as voulu exprimer.
      D'où mon commentaire précédent!

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  11. neecred je me permets d'intervenir en attendant la réaction de volwest que j'attends avec impatience ... C'est terrible ce qu'il t'est arrivé et injuste surtout quand on essaie comme nous de se préparer. Ne sois pas trop dur avec toi tu as sans doute réagi de la meilleure façon qu'il soit afin d'éviter le pire (autant pour toi que pour ton agresseur) Parce que pour moi, on a peur d'être blessé mais on a également peur de blesser l'autre. Difficile d'évaluer en phase de stress la riposte appropriée: le mec en face de moi m'attaque sans couteau, si je sors le mien j'ai plus de chance de le tuer ou de me faire tuer ! On est tous capable d'être violent, la question c'est si je passe le point de non retour qu'est ce qu'il se passe ? Est ce que je vais savoir m'arrêter ? à quel moment ? Cette violence gratuite est inacceptable et le fait que ça se passe dans un centre commercial sans que personne ne réagisse est pitoyable ! à plus l’ami

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  12. merci cabis de ton intervention ,je ne l'aurais pas utiliser de toute manière.
    le chois le plus judicieux est d'apprendre la self style grav-maga ,systema ou autre a voir j'me renseigne .

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  13. Super ton article comme dab meme si moi meme j'aurais saute la case orange voila .

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  14. Le krav maga, la self ... peu importe, le plus important c’est de trouver un enseignant qui te corresponde.
    Perso je fais de l'aïkido parce que j'ai trouvé un maître Génial. Il y a toute une philosophie de vie, de respect ... qui ne collent pas avec «la vrai vie» mais je m’éclate. (même si j’ai lu quelque part que Morihei Ueshiba le créateur de cet art provoquait des rixes dans des bars pour faire passer des grades à ses élève ;-) bon, ça ne se fait plus trop ;-) !)
    Le problème c’est que nous ne sommes pas des machines et même un champion de kraf maga ou autre peut se faire surprendre. ça permet simplement d’entraîner ses réflexes sans avoir de garantie sur le résultat. Quoi que tu fasses, tu vas te régaler et te vider la tête.

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  15. Oui, mais…
    Nous ne sommes pas tous des « ultimate fighter » !

    La première chose à obtenir serait la connaissance de soi, la connaissance de ses réactions profondes et instinctives. A ce niveau nous sommes tous différents psychologiquement et physiologiquement. La réponse à un stress intense tel qu’une attaque directe est directement formulée par notre réponse physiologique nerveuse et notre système sympathique. La psychologie forme une seconde couche et sert de « filtre » à cette réponse. Arrivent ensuite le mindset, l’équipement et tout le reste.

    Le seul révélateur réaliste est malheureusement l’expérience. Pas l’expérience acquise en dojo ou en théorie, mais celle du vrai combat réel. Celui qui s’est déjà retrouvé dans cette situation et a eu l’occasion de porter un regard objectif sur les faits, une fois cette dernière dépassée, sait de quoi je parle ;-)

    Un parallèle pourrait être fait entre la société et la meute. Un groupe donné n’est pas fait que de dominants, il comporte de nombreux individus neutres et aussi des individus soumis. Ils sont tous naturellement à leur plus juste place.

    Certes chacun peut s’entrainer à connaître et maitriser des techniques (mindset, self, tir, etc.) s’équiper (kubotan, spray, couteau, arme à feu, etc.) mais toute cette chaîne peut s’effondrer et paraître inutile si notre « moi » profond n’est pas programmé pour l’attaque.

    Une « attitude » pourra en effet peut-être travestir et dissimuler mais ne résistera pas à la confrontation. La réalité montre que l’équipement mal employé peut se retourner contre soi-même. L’excès de confiance donné par l’emport de matériel ou la croyance en la maitrise de certaines techniques peut-être fatal.

    Le survivalisme induit la notion de survie. La meilleure rentabilité d’entrainement pourrait alors être d’envisager de cultiver ses qualités/avantages et d’essayer de minimiser ses points faibles. Aller dans le sens de sa nature pour favoriser ses chances personnelles… Et aussi reconnaître que l’anticipation, l’analyse, l’évitement et la fuite sont aussi de très bonnes solutions, voir parfois les meilleures !

    Connaissez vous, testez, expérimentez encore et encore et ne conservez que ce qui vous convient parfaitement. Éliminez tous le reste…

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  16. Bonjour.
    Je n' ai pas tout lu.
    Ce qui a retenu mon attention est l'état de la santé,l'équilibre aussi.
    Un poids optimal,un someil reparateur,pas de poisons comme les daubes, l'alcool,les sucres rapides,mais aussi la mauvaise nourriture ,les produits frelatés,l'eau poluée.....................sont autant de gages pour avoir un etat de veille satisfaisant ,avec un minimum de stress ,il me semble ?
    La conduite automobile et n'importe quelles pratiques sortives,doivent surement avoir les memes exigeances ?
    Il me semble qu'une armes est comme un outil :Our bien s'en sèrvir,il faut etre en forme ,je crois ?
    Voila pour ma participation.
    Bye.

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  17. Le "code de couleurs" de Kofeïn me parait plus proche de ma façon de faire/penser.

    La condition de parent change beaucoup de choses... imperceptiblement, notre attention se porte sur des choses que nous n'aurions pas détecté avant. Par exemple, malgré le casque sur les oreilles devant un jeux sur PC, la voix de mes enfants, normalement couché, attire de suite mon attention (ma femme pourra me parler à coté sans que ça ne me touche particulièrement :D)

    Tout ça pour dire que le passage de blanc ou vert à jaune, peut être déclenché par des stimulis qui seront fonction de notre sensibilité.

    Idem, quand je me balade avec les enfants, je suis en mode orange... pas pour moi, pour eux. par exemple, l'un d'eux s'approche trop ou trop vite de la route à mon gout -> signal d'alarme.. Idem par rapport à des dangers domestiques.

    Enfin, pratiquant un art martial, la première chose que nous aillons appris c'est : Esquiver. La deuxième chose c'est : Chuter, et seulement après le reste... parce que si tu ne prends pas le premier coups, tu peux toujours t'enfuir.
    De plus, en cas d’agresseur potentiel repéré, passage en mode orange. Le mode rouge est pour moi inévitable si la personne entre, avec de mauvaises intentions, dans une zone d'un grand pas par rapport à moi. Donc la distance reste encore la meilleure des protections.

    Vala pour mes 2 cents

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  18. ah vilier le bel... (dernière image)

    vous avez ça aux états unis ? :)

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  19. Salut (et bien venu dans mon garage... hum, j'ai peut être regardé trop de vidéo de Vol West ;-)

    C'est tellement vrai:
    "Ceci est valable pour une agression physique, mais ceci est aussi valable pour des agressions plus subtiles et abstraites, comme par exemple le monopole de l'agriculture ou encore l'installation d'une économie basée sur la dette.

    La mentalité Occidentalisée, refuse d'ailleurs de penser, refuse d'admettre, que notre monde est un monde construit sur une violence plus ou moins organisée…et que la couche de vernis qui recouvre cette réalité est très fine, et peut craquer a tout moment."

    Stay Safe,
    Niko

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