vendredi 3 juillet 2015

Maitre Liénard - "La formation au tir est la honte de notre pays"


Me Laurent Franck Liénard est avocat au barreau de Paris et spécialiste de la Défense des membres de forces de l’ordre. Pratiquant le tir, il est membre de l’Association internationale des instructeurs de tir de police. Il est également instructeur pour le pistolet à impulsions électriques Taser. Lieutenant de la réserve opérationnelle de la Gendarmerie, il dispense à certaines unités de l’Institution, dont le GIGN, des formations sur les questions juridiques entourant l’usage des armes à feu.




«  L’Essor  ». – Combien de fois utilise-t-on une arme, chaque année, en Gendarmerie ?

En 2012, le nombre total d’usage des armes à feu et des moyens de forces intermédiaires était de 90 cas, soit une augmentation de +11 % par rapport à 2011 (81 cas). Si l’on mélange les chiffres de la Gendarmerie et de la Police, on arrive à une ouverture de feu tous les jours.  

Globalement, il y a une ouverture de feu tous les trois jours pour la Gendarmerie et une tous les deux jours pour la Police.

«  L’Essor  ». – Comment ces chiffres nous placent-ils par rapport à d’autres pays ?

Outre-Atlantique, les policiers tirent pas mal. Mais si l’on considère le nombre total d’ouvertures de feu, il y a plus de délinquants qui sont tués par des citoyens armés que par des policiers.

Par ailleurs, les policiers aux Etats-Unis sont répartis dans 10 000 agences de police distinctes ! Chaque municipalité a sa propre police, et il y a très peu d’agences fédérales comme le FBI, les services secrets ou la DEA. Et encore, le FBI, ce sont 100 000 administratifs pour 10 000 agents ! Il est donc compliqué de faire des ratios statistiques qui soient conformes à ce que l’on connaît.

«  L’Essor  ». – L’usage de l’arme ne signifie pas provoquer la mort de quelqu’un ?

Loin de là, parce que le pourcentage de touchés en usage est de moins de 10 %. Cela signifie que, généralement, quand on tire, on rate.

Pourtant, à partir du moment où vous utilisez une arme létale, il faut assumer le risque létal. On apprend aux gendarmes à tirer dans le bassin ou dans les jambes. Cela tue les gens. J’ai eu un cas cette année de tir mortel dans les jambes par des gendarmes. Le type est parti en courant avec son artère fémorale percée, et il est mort. S’il avait été touché au thorax, il ne serait peut être pas mort.

«  L’Essor  ». – A partir du moment où l’on appuie sur la détente, il faut envisager la mort de l’adversaire ?

La mort est potentielle. Lorsqu’on envoie un projectile létal, qu’on le veuille ou non, il faut assumer ce risque. D’autant que ce risque de létalité existe non seulement pour celui qui est visé, mais aussi pour la victime collatérale. Comme, dans 90 % des cas, le tir est raté, on prend le risque, quand j’appuie sur la détente, de tuer la petite fille de 12 ans qui est à 200 mètres de là. 

C’est une très lourde responsabilité, et c’est pour cela qu’on ne tire pas pour faire du bruit ou donner des coups de semonce.

«  L’Essor  ». – Certains gendarmes disent qu’on leur recommande plus ou moins d’éviter au maximum de se servir de leur arme.

Pour moi, c’est criminel. Dans ce cas-là, il ne faut pas les armer. Si on donne à quelqu’un un outil, c’est parce que cet outil a une finalité. Dans l’Education nationale, on appelle un stylo un outil scriptural. Pour moi, l’arme est un outil lésionnel. 

Si je donne un tel outil à quelqu’un, je le forme convenablement, je lui dis dans quel cas l’utiliser, et j’ai confiance en lui. Sinon, il faut que je le lui enlève, car il n’y a rien de plus dangereux que de donner un outil lésionnel à quelqu’un.

«  L’Essor  ». – Les gendarmes des brigades sont-ils suffisamment formés, selon vous ?

Qu’il s’agisse de la Police ou de la Gendarmerie, la formation est la honte de notre pays. On donne une arme aux gens sans les former ni les informer, alors que c’est une composante de l’uniforme qui va servir potentiellement à sauver leur vie. On ne met pas du tout les moyens qu’il faut, même en formation initiale.

Regardez une séance de tir : on leur donne une position figée et un nombre de cartouches extrêmement réduit, alors qu’il faudrait habituer les gendarmes a manipuler leur arme le plus souvent possible. Si on vous donne une nouvelle moto, il faut 2 000 km avant de savoir la manier. La formation passe par un phénomène de sevrage. Il faut tirer beaucoup pour comprendre comment cela fonctionne et pour avoir l’arme en main. 

Au FBI, les gens qui ont du mal avec leur arme se retrouvent avec cette dernière scotchée dans la main pour rapprendre à vivre avec. C’est excellent ! Il faut dédramatiser l’outil et apprendre à s’en servir.
Tirer, c’est compliqué, et bien tirer, encore plus.

«  L’Essor  ». – Toutes les unités n’ont pas les mêmes moyens que le GIGN. Pour d’aussi grands nombres, qu’y a-t-il comme solution de formation ?

Le tir à sec, c’est-à-dire le tir sans cartouche. Cela fonctionne très bien.
Qu’on fasse une formation tous les jours de tir à sec. Qu’on leur fasse manipuler leur arme, prendre une visée, la sortir de l’étui, tirer sans cartouche...

De cette manière, il n’y a pas de réticences, de craintes ou de doutes. Le souci que l’on a dans les ouvertures de feu en Gendarmerie, c’est que ce sont soit des gens qui ont levé toutes les inhibitions et qui tirent n’importe comment, sans aucun respect des règles ; soit des gens qui sont complètement inhibés et qui ne veulent pas sortir l’arme, quoi qu’il arrive. 

Sur les deux femmes gendarmes abattues à Collobrières, la deuxième l’a été avec son arme à la ceinture. La policière municipale Aurélie Fouquet également.

«  L’Essor  ». – Dans un cas comme dans l’autre, l’attaque a été soudaine, inattendue et extrêmement violente. Comment dompter la panique ?

Je pense que si un gendarme connaît exactement son arme, ses capacités, et qu’il est à l’aise avec, il la porterait déjà chambrée, c’est-à-dire prête à tirer. 

De nombreux gendarmes préfèrent porter leur arme non chambrée. C’est très dangereux. Et, en cas de besoin, ils n’auront pas forcément la deuxième main libre. Si, dans la panique, ils tirent et que rien ne se passe, la panique sera encore plus grande.

«  L’Essor  ». – On ne peut transformer chaque gendarme en spécialiste du tir…

Non, mais ils pourraient tous s’entraîner à la Fédération française de tir. Une licence, c’est 150 euros par an, et une heure d’avocat, c’est 300 euros. Si vous passez devant une cour d’assises, il va vous en falloir, des heures. On estime qu’un tel procès coûte entre 30 000 et 50 000 euros !

Entraînez-vous. Quand on est gendarme, on ne boxe jamais assez, on ne court jamais assez, et on ne tire jamais assez.

«  L’Essor  ». – Quelles sont les limites juridiques à l’usage des armes  ?

Un gendarme qui tire sur quelqu’un commet une infraction, sauf s’il agit dans le cadre d’une justification légale reconnue par le droit français, qui l’autorise à le faire. C’est le cas dans quatre situations : la démence, l’état de nécessité, la légitime défense et le commandement de l’autorité légitime.

Au-dessus de tout cela, il y a la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme qui, dans son article 2 consacré au droit à la vie, dit que l’homicide n’est possible qu’en cas d’absolue nécessité. Comme c’est une norme supranationale, elle est supérieure à la loi. L’usage des armes doit répondre à une absolue nécessité.

«  L’Essor  ». – Les gendarmes ont un cadre juridique particulier.

Un article du code de la défense les autorise à utiliser leur arme dans quatre cas précis. C’est pour cela que les gendarmes sont considérés comme favorisés par rapport aux policiers, qui n’ont que la légitime défense. Mais, en 2003, la Cour de cassation a dit que ces dispositions ne pouvaient être contraire à l’article deux de la Convention européenne des droits de l’homme. Et, pendant dix ans, elle a refusé de reconnaître « l’absolue nécessité » pour les gendarmes, dont tous les tirs ont été cassés.

«  L’Essor  ». – Ce qui était normal, puisqu’il s’agit d’une norme supérieure.

Oui, mais la Cour de cassation aurait pu dire que le tir du gendarme était absolument nécessaire dans certains cas. C’était une prise de position très ferme de sa part, et qui était très politique. Depuis, il y a eu un revirement de jurisprudence en 2013, sur un tir qui était plus que bancal techniquement. La Cour de cassation à dit que le gendarme était en situation d’absolue nécessité.

Avant cet arrêt, on était dans une situation très compliquée. Un gendarme qui tirait sur un individu en fuite, avec les sommations « Halte ! Gendarmerie », n’avait aucun souci s’il le blessait, car il rentrait dans le cadre de l’autorisation de la loi. Mais il passait à la moulinette si la personne décédait...

«  L’Essor  ». – C’est ce qui s’est passé à Draguignan.

Oui, les juges d’instruction ont rendu un non-lieu, qui a été infirmé par la chambre d’instruction de la cour d’appel : elle a estimé qu’il n’y avait pas de nécessité à tuer, et a renvoyé le gendarme devant la cour d’assises. Il a été acquitté par cette cour d’assises, et comme la partie civile ne peut pas faire appel d’une décision d’acquittement, celle-ci est devenue définitive. Il s’en est bien sorti parce qu’en droit, il avait tout faux.

«  L’Essor  ». – Qu’implique cette différence entre gendarmes et policiers, que les syndicats de police contestent ?

Les règles favorables ont quand même permis de sortir des gendarmes de certaines situations embêtantes, notamment sur l’usage des moyens de forces intermédiaires. Des policiers auraient pu être poursuivis sur des faits identiques.

C’est une bonne couverture pour la Gendarmerie, mais elle est à géométrie variable et soumise à la norme supranationale européenne. C’est pour cela que le discours des syndicats de Police est complètement erroné.
D’abord parce qu’ils oublient qu’il y a la norme supranationale de l’absolue nécessité, à laquelle on ne peut pas déroger. D’autre part, plus la réglementation va être ouverte, et plus la jurisprudence va être verrouillée. C’est ce que nous a appris la Cour de cassation de 2003 à 2013.

«  L’Essor  ». – L’instabilité juridique que vous décriviez ne paraît pas avoir avantagé les gendarmes…

Ce qui pose aujourd’hui problème, ce ne sont pas les textes, mais l’interprétation qui en est faite par les magistrats. Ils ont une méconnaissance complète, en pratique, des situations de danger des forces de l’ordre. Ils ne tournent pas assez dans les voitures de police et ne sont pas confrontés à la violence que les policiers vivent. Ils ont donc une approche très restrictive des règles de légitime défense. Ce qu’il faut changer, c’est l’approche judiciaire.

Vous pouvez changer tous les textes que vous voulez… Plus vous allez ouvrir les vannes juridiques de l’usage des armes pour les policiers, et plus les policiers vont ramasser au tribunal. En plus, vous allez lever les inhibitions, et cela va créer des cas de plus en plus problématiques d’usage des armes.

«  L’Essor  ». – Cela fait beaucoup de paramètres à prendre en compte au moment de tirer.

Pourtant, schématiquement, la question de l’usage de l’arme ou de la force est très simple. Pourquoi est-ce que je tape ou que je tire sur quelqu’un ? La réponse est simple : c’est parce que c’est indispensable et que, si on ne le fait pas, il va y avoir des morts ou des blessés. Sinon, un gendarme ou un policier est au service du citoyen, et il n’a pas à lui taper dessus.

S’il est indispensable de tirer sur l’un des frères Kouachi parce qu’il a une Kalachnikov et qu’il va vous tuer, on tire ; il n’y a pas de question à se poser.

«  L’Essor  ». – Cet exemple est biaisé, car il est trop extrême et ne représente pas tout l’éventail des situations qui se présentent sur le terrain. Le terroriste est à une extrémité du spectre. Au centre, il y a une zone plus grise.

Oui, mais si je multiplie les coups de bâton télescopique sur la jambe de quelqu’un qui refuse de rentrer dans la voiture parce qu’il refuse de me suivre, j’accomplis un acte qui n’est pas digne de ma fonction. Mes coups ne sont pas justifiés ou nécessaires, donc je sors du cadre.

«  L’Essor  ». – On revient sur la question de la formation.

Le gendarme qui est sûr de lui parce qu’il est sportif, qu’il se forme régulièrement et qu’il monte sur le ring toutes les semaines, n’a pas besoin de distribuer de multiples coups de poing, de pied ou de bâton. Il sait être chirurgical et ne frapper que lorsque c’est nécessaire, pour éviter des blessures.

Parfois, vous voyez des situations ubuesques, dans lesquelles les gendarmes ou les policiers ont des comportements qui n’ont aucune justification, parce que les gens sont faibles techniquement, physiquement et juridiquement, en plus.

«  L’Essor  ». – Que pensez vous de la demande de présomption de légitime défense parfois portée par des syndicats de police qui regrettent la mise en examen des policiers auteurs de tirs ?

La présomption de légitime défense est une absurdité car elle n’est pas irréfragable : on peut apporter la preuve contraire. Pour qu’il y ait légitime défense, il faut une décision judiciaire par un juge d’instruction qui constate ce cas de légitime défense. Le débat judiciaire est le jeu normal des institutions.

Lorsqu’on est policier et que l’on refuse d’être mis en examen alors qu’on a tué quelqu’un, c’est qu’on n’a pas compris qui on était, et il va vite falloir rouvrir des livres d’instruction civique.  Policiers ou gendarmes sont des citoyens couverts par des textes favorables, mais aussi soumis à la contrainte judiciaire et au jeu normal des institutions. La mise en examen n’a jamais tué personne.

Propos recueillis par Matthieu Guyot et Nathalie Deleau.

Source: L’Essor

lundi 29 juin 2015

Mon Premier Couteau


Bonjour,
Cette année je part pour la première fois en camp Scout et j'aimerai savoir quel couteau me conseillez-vous.
Bien à vous
J. (13 ans)

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Bonjour J,

Pour un premier couteau chez les Scouts:

1- Couteau a lame fixe: Le Craftline 511 est parfait ! C'est un couteau très bon marché et très efficace: rapport qualité / prix imbattable ! Il est facile d'entretient, et le gros plus de ce Mora est qu'il détient une garde prononcée ce qui rend son utilisation des plus sécurisée.

Prix: Environ 8 EUR.

2- Couteau pliant: Un petit Victorinox tout simple comme par exemple le "PIONEER" (Mon Petit Suisse préféré) est un choix intéressant. Un peu plus cher que le Mora 511 a environ 30 EUR, il a cependant l'avantage de comporter plusieurs outils comme un ouvre boite et un poinçon. Aussi, il peut être porté dans la poche.

Bon séjour au camp.
volwest

mercredi 24 juin 2015

Mythes et mensonges - Le port d'arme aux US


Le sujet des armes a feu aux US est toujours la source d'idées plus ou moins farfelues: "tout le monde porte une arme a feu aux US, et tous les américains sont Charles Bronson". 

Les USA sont composés de 50 états. 
Cette particularité territoriale mais aussi juridique est décisive, parce que lorsque nous parlons des "USA", il faut avant tout comprendre et intégrer que tous les états ne sont pas semblables ni dans leurs lois, ni dans leurs populations, ni dans leurs cultures... 





Le "C.C.W." (Concealed Carry Weapon), est un permis octroyé par le Shérif local autorisant une personne a porter, d'une manière dissimulée (sur sa personne ou dans un sac a main/dos), un couteau (fixe ou pliant) et/ou une arme de poing.

Certains états ou villes accordent le C.C.W.
Certains états ou villes ne l'accordent pas du tout ou très difficilement.

Une formation auprès d'un instructeur de tir certifié par le Shérif est obligatoire pour faire ne serait-ce que la demande d'un C.C.W. : pas de formation, pas de permis de port d'arme.

Ces formations obligatoires sont plus ou moins poussées selon l'état.






Toujours selon les états, le permis doit être renouvelé tous les 4 ans, et peut couter entre 10$ (Dakota du sud), et 600$ (Illinois). Le C.C.W peut être révoqué a tout moment par le Shérif. Pour nous dans le Montana, le permis doit être renouvelé tous les 4 ans (visite chez le Shérif), et coute 40$.




Le formulaire du C.C.W. est assez complexe et comporte, entre autre, le numéro de téléphone de 3 témoins que le Shérif peut convoquer ou appeler pour s'informer sur le caractère psychologique et la personnalité du demandeur avant de finaliser la procédure. La famille immédiate du demandeur est automatiquement disqualifiée en tant que témoin.


Un rapport fédéral de 2014 estime que 4.8% de la population détient un permis de port d'arme, soit un peu plus de 11 millions d'américains, pour une population de plus de 321 millions.


En plus des régulations adoptées par chaque état, l'achat et la possession d'une arme a feu aux USA est soumise a des lois fédérales, c'est a dire appliquées a la totalité des états.
Ne peut pas acheter ni posséder une arme a feu aux états unis:

- Toute personne de moins de 21 ans pour une arme de poing.
- Toute personne de moins de 18 ans pour une arme longue.
- Toute personne séjournant illégalement sur le territoire.
- Toute personne ayant été condamné par la justice a plus d'un an de prison (pas d'arme a feu a vie, ni le droit de vote).
- Toute personne en cours de jugement et pouvant recevoir une peine de plus d'un an.
- Toute personne fugitive (d'un autre état par exemple).
- Toute personne accroc a une drogue prohibée.
- Toute personne ayant été diagnostiquée d'un trouble mental.
- Toute personne libérée de ses devoirs militaires d'une manière déshonorante.
- Toute personne ayant renoncé a la nationalité américaine.
- Toute personne faisant l'objet d'accusations de harcèlement ou de menaces envers une tierce personne.
- Toute personne condamnée pour violence domestique.

Toute personne qui achète, dans une armurerie, une arme a feu aux USA doit remplir le formulaire 4473. Ce formulaire, en plus d'un questionnaire concernant l'individu, contient la marque, le modèle et le numéro de série de l'arme. Durant la transaction, l'armurier doit contacter par téléphone le FBI, qui valide ou non la transaction.

Le formulaire 4473 est conservé par l'armurier pendant 20 ans.



La validation du FBI n'est pas obligatoire si l'acheteur détient un permis de port d'arme valide.

Aussi, dans certains états, le formulaire 4473 n'est pas obligatoire si la vente de l'arme est effectuée de particulier a particulier (héritage / cadeau). Dans d'autres, comme la Californie, il est interdit de vendre ou de céder une arme a feu de particulier a particulier.




jeudi 11 juin 2015

Fury Road


Il y a des méchants affreux, difformes et débiles…des gentils super beaux, malins et courageux. Toutes et tous ont des bagnoles ou des motos !
La fin du monde est sablonneuse…mais il reste du pétrole et des Glocks, comme quoi il ne faut pas trop s'inquiéter.

Les gentils sont victorieux a la fin, certes avec quelques sacrifices, et libèrent les sans dents locaux de l'oppression du pouvoir en place, pour peut être reconstruire, avec un sac de graines et quelques mannequins, un monde meilleur.
Elle est pas belle la vie ?

Il n'y a pas grand chose a dire ici, surtout si nous comparons ce film aux deux premiers Mad Max. Pour moi, l'expérience était plus dans la salle. En fait, nous n'étions pas allé au cinema depuis 10 ans. Principalement pour des raisons économiques, mais aussi parce que les activités collectives et populaires me dépriment toujours légèrement…

Nous avions le choix entre 2D et 3D.
Coca pas Coca.
Popcorn pas Popcorn.

Apres avoir fait l'inventaire des sorties de secours et de la faune ambiante, les protocoles cinématographiques commençaient: "éteignez vos téléphones et fermez la !".

Evidemment…nous avons passé deux heures a écouter les gens parler, ricaner, s'exclamer et bien sur, faire des selfies et "texter" je ne sais quoi sur leurs portables pendant la totalité du film.

L'apocalypse était dans la salle, et ceci sans aucune distinction sexuée.
Les femmes comme les hommes étaient insupportables, et je comprenais alors le choix de Max de se retirer dans son désert, Charlize Theron ou pas.